Suède : premier appel à la prière
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La mosquée de Fittja, dans le district de Botkyrka, en banlieue de Stockholm.

Des adolescentes du quartier courent, près de la mosquée de Fittja, en banlieue au sud de Stockholm.

Le vendredi 26 avril, les préparatifs commencent pour l'accueil des fidèles venus en nombre pour assister au premier appel à la prière de Suède.

Ismail Okur, directeur de la mosquée de Fittja, le vendredi du premier appel à la prière de Suède.

Ismail Okur, directeur de la mosquée de Fittja, le vendredi du premier appel à la prière de Suède.

Les derniers tests sonores, avant le vendredi et le premier appel à la prière de Suède. L'installation sonore et les hauts-parleurs doivent respecter une limite de décibels stricte, imposée par la police suédoise.

Ismail Okur, directeur de la mosquée de Fittja, filme le minaret pendant le premier adhan (appel à la prière) de Suède.

Les fidèles montent les marches pour entrer dans la mosquée et participer à la prière du vendredi, en enregistrant le premier adhan (appel à la prière) de Suède, dans la mosquée de Fittja, en banlieue de Stockholm.

Les fidèles montent les marches pour entrer dans la mosquée et participer à la prière du vendredi, en enregistrant le premier adhan (appel à la prière) de Suède, dans la mosquée de Fittja, en banlieue de Stockholm.

A l'étage de la mosquée de Fittja, reservé au femmes, en attendant le début de la prière du vendredi et le premier appel à la prière de Suède.

L'imam de la mosquée de Fittja va chanter le premier adhan (appel à la prière) de Suède

L'imam de la mosquée de Fittja chante le premier adhan (appel à la prière) de Suède.

Des caméras et la presse locale se pressent pour filmer le premier appel à la prière de Suède.

Des croyantes assistent à la prière du vendredi, à la mosquée de Fittja.

Des croyantes assistent à la prière du vendredi, à la mosquée de Fittja.

Des croyantes assistent à la prière du vendredi, à la mosquée de Fittja.

Des croyantes assistent à la prière du vendredi, à la mosquée de Fittja.

Des croyantes assistent à la prière du vendredi, à la mosquée de Fittja.

Des croyantes assistent à la prière du vendredi, à la mosquée de Fittja.

Des hommes prient, pendant la prière du vendredi à la mosquée de Fittja en banlieue de Stockholm.

L'imam, pendant la prière du vendredi à la mosquée de Fittja.

Des hommes prient, pendant la prière du vendredi à la mosquée de Fittja en banlieue de Stockholm.

La prière du vendredi, à la mosquée de Fittja, en banlieue de Stockholm.

Des hommes, après la prière du vendredi à Fittja.

Arif, 39 ans, dont 15 passés en Suède, est originaire de Turquie. Il pense que la Suède est le pays le plus avancé de Scandinavie pour l'égalité des droits, bien plus que la Norvège où il travaille souvent.

Les barres d'immeubles de Fittja, un district en banlieue de Stockholm où 65% de la population est issue de l'immigration.

Les barres d'immeubles de Fittja, un district en banlieue de Stockholm où 65% de la population est issue de l'immigration.

La mosquée de Fittja, une banlieue au sud de Stockholm, et un district de la municipalité de Botkyrka, où 65% de la population est issue de l'immigration. La plupart des croyants à Fittja sont d'origine turque.

Jens Sjöström, 1er adjoint de la municipalité de Botkyrka, qui s'est occupé du processus et des débats publics, pendant les 18 mois qui ont précédé l'autorisation de l'appel à la prière à Fittja.

Le centre culturel kurde, près du métro de Fittja, à 30 minutes du centre de Stockholm. Ici vivent en majorité des suédois d'origine turque et kurde.

Muharem, habitant en Suède depuis 37 ans est chauffeur de taxi, il habite à Fittja, à 5 minutes de la mosquée. D'origine turque, près d'Ankara, il n'est pas du tout religieux, mais il apprécie qu'une démocratie comme la Suède accepte l'adhan (appel à la prière).

Mevlüt, 43 ans, à droite, est kurde, il est arrivé en Suède à 18 ans. Quand il a le temps, il va jouer aux cartes au centre culturel kurde de Fittja avec ses amis. Il est musulman, mais non religieux. Pour lui l'appel à la prière à Fittja est un manque de respect pour la Suède, un pays de tradition chrétienne. Mevlüt se dit inquiet des conséquences que l'autorisation pourrait avoir, avec la montée du racisme et de l'extrême droite.

 

12h56, un vendredi de début de printemps. Alors que les premiers fidèles sont déjà rassemblés à l’intérieur de la mosquée, les autres, nombreux, se pressent à l’extérieur en entendant les premières notes de l’appel à la prière du muezzin. Une scène familière, de Rabat à Istanbul en passant par Beyrouth. Mais nous sommes dans le district de Fittja, une banlieue du sud de Stockholm, et cet adhan est le tout premier qui s’élève dans le ciel suédois.
Plus d’un an et demi après leur demande, l’association islamique turque qui gère cette mosquée a enfin eu gain de cause. Mais si le débat a bien eu lieu au sein de la société suédoise, l’affaire ne s’est pas jouée dans les médias, au parlement ou dans les tribunaux. C’est la Police de Stockholm, en charge de toutes les autorisations concernant l’utilisation de l’espace public, qui a pris la décision finale et la municipalité de Botkyrka, à majorité sociale-démocrate, et dont dépend Fittja, ne s’y est pas opposée. L’adhan pourra donc avoir lieu, une fois par semaine, et durera entre trois et cinq minutes.

Fittja n’a rien d’un repaire d’extrêmistes, la majorité des fidèles est turque dans un district où 65% de la population est issue de l’immigration. Pour l’heure, l’imam finit son appel à la prière dans une mosquée bondée. Sur le parvis, Ismail Okur, son directeur, filme le minaret avec son téléphone portable, tout comme un jeune homme, qui se frappe la poitrine du poing, un grand sourire aux lèvres, en grimpant les marches quatre à quatre. A l’étage des femmes, Amani, une jeune jordano-suédoise, sourit, le coeur battant. Pour elle comme pour la majorité des croyants ici, l’appel à la prière public est une avancée historique. « En Jordanie, on l’entendait tout le temps, bien sûr. Alors l’entendre en Suède aussi, où j’habite depuis 7 ans, c’est quelque chose de très fort. »
Dans la foule autour de la mosquée, quelques policiers veillent au grain. Deux représentants du parti d’extrême droite Démocrates Suédois, qui a 20 sièges au parlement depuis 2010, sont aussi venus se rendre compte. Mais la mosquée de Fittja n’est pas dans une zone résidentielle, et le volume de l’Adhan est contrôlé, alors difficile d’invoquer des nuisances sonores comme prétexte pour demander son interdiction. A la municipalité de Botkyrka, la prudence a été de mise. Jens Sjöström, qui s’est occupé du processus, l’explique : « il y a eu un consensus entre tous les partis, — sauf les Démocrates Suédois — pour que cette décision ne soit pas politique et que ça soit la police qui tranche. » Manière pour les politiciens de ne pas se faire piéger dans un débat ultra sensible, aux gains politiques incertains. Mais pendant trois mois, entre novembre et janvier, la commune a organisé des réunions publiques et des débats, pour que s’expriment tous les suédois qui le souhaitent et pour répondre à leurs interrogations légitimes. « Au final, ce ne sont pas les habitants de la commune qui se posaient des questions, nous avons eu des réactions de toute la Suède et même d’autres pays d’Europe ». Emanuel Ksiazkiewicz, son assistant, s’étonne d’avoir reçu un grand nombre d’emails d’organisations d’extrême droite…françaises.

Cette première dans un des pays les plus égalitaires du monde pourrait-elle avoir des répercussions dans d’autres pays d’Europe ?

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