Ceux de la Sotnia n°5
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29 janvier - Un homme passe devant les volontaires d'auto-défense de la Sotnia n°5, près de la place Maïdan à Kiev.

Igor qui est catholique (rite grec), se découvre et se signe dès qu'il croise un prêtre.

Igor, l'assistant du Sotnik montre la devise en latin sur son casque : "le salut du peuple est la loi suprême"

Igor et la Sotnia fêtent l'anniversaire d'Alex. Igor aura 28 ans deux jours plus tard.

Le soir, à l'auberge, Bogdan, Igor et les autres regardent les informations au chaud.

Vitali se fait offrir un petit massage par une des volontaires qui aide la Sotnia.
A gauche, Vitali l'italien prend soin de ses chaussures.

Kosta, de dos, et Vitali l'italien. Né en Italie de parents Ukrainiens, Vitali est venu sur Maïdan dès la fin du mois de novembre 2013 pour aider les manifestants.

La place Maïdan, le matin.

Tous les matins, Igor va prier dans la tente des catholiques, sur Maïdan. Il dit "je suis d'abord catholique et ensuite Ukrainien"

Une icône, sous la tente commune de la Sotnia.

Igor se repose un peu au chaud à l'auberge avant de retourner prendre son tour de garde.

Sergueï, biélorusse, vient de sortir de l'hôpital où son oeil était soigné. Il l'a perdu quelques jours plus tôt lors des affrontements sur la rue Grushevsky. Il travaille dans la maintenance, dans une université de Kiev.

Un membre de la Sotnia lit un article sur les clashs de la rue Grushevsky.

Vitali dort sous la tente commune. Il travaille dans le bâtiment à Dnipropetrovsk, dans l'est. Avant, il retournait quelques jours chez lui pour travailler, mais il craint désormais de prendre le train et de rencontrer des agresseurs payés par le gouvernement.

20 février, l'assaut est donné sur la police qui encercle Maïdan.

Igor inspecte le fusil de chasse récupéré par le sotnik, Sacha essaie de le cacher.

20 février : l'assaut est donné sur la police qui encercle Maïdan.

En haut de la rue Institutska, juste après l'assaut, je retrouve Vitali qui se repose.

Maryna serre Igor, épuisé. Ils ont commencé à sortir ensemble quelques semaines auparavant.

Vitali regarde au delà de la barricade en train d'être reconstruite. Plus tard, il me raconte : "je suis monté à l'assaut avec les autres, sur le coup, on marche à l'adrénaline. C'est après que j'ai réalisé, les morts, les snipers, les blessés...."

La sotnia n°5 prépare des cocktails molotovs au cas où.

Igor se repose dans les bras de Maryna, maintenant volontaire d'une infirmerie voisine.

Samedi 22 février. Alors que les votes s'enchaînent au parlement, Vitali débouche une bouteille de vodka, exceptionnellement. Le président Ianoukovitch est parti depuis la veille au soir, sa destitution officielle vient d'être votée.

La place Maïdan est nettoyée après les aussauts et le départ de Ianoukovitch.

Je suis arrivée place Maïdan à la fin du mois de janvier, les affrontements rue Grushevsky, quelques centaines de mètres plus loin, étaient finis et un cessez-le-feu venait d’être entamé. Pendant les tractations politiques, par -20°C, les manifestants tenaient leurs barricades, la vie se réorganisait.
Depuis mon auberge de jeunesse au 7e étage qui donnait sur la place, j’entendais le soir les orateurs au micro et toutes les heures, l’hymne ukrainien qui résonnait dans la nuit.
C’est dans cette auberge que j’ai rencontré ceux de la Sotnia n°5, un groupe d’autodéfense de Maïdan, formé de volontaires de tous horizons. Un généreux et non moins mystérieux donateur leur avait payé des nuits dans les dortoirs de l’auberge. Cela faisait une dizaine de jours qu’ils dormaient là.
D’abord j’ai parlé à Maryna autour d’un café, puis elle m’a présenté Mikola, le prof d’informatique, Igor, avocat et assistant du Sotnik (chef de la section), Vitali, grande-gueule originaire de l’est de l’Ukraine, Sacha, biélorusse qui avait fait 10 ans de prison, et tous les autres…
Leur barricade était petite, à l’angle du conservatoire de musique, il y avait peu de passage. Dans leur grande tente commune, ils tuaient le temps comme ils pouvaient, dans l’attente d’une impossible résolution de la crise. Ils me disaient « On restera là jusqu’à la fin, jusqu’à ce qu’on gagne la révolution. On n’a plus le choix. » Et ils attendaient dans le froid glacial.

Février – le 18, les groupes d’autodéfense manifestent devant le parlement. La manifestation tourne à l’affrontement et la police reprend du terrain : les rues Grushevsky et Institutska et une partie de Maïdan. De Paris, je suis les informations en continu. Est-ce la fin de Maïdan ? Que deviennent ceux de la Sotnia n°5 ?
Je suis de nouveau sur Maïdan le lendemain soir. Le propriétaire de l’auberge leur en a interdit l’accès, il y a eu des problèmes de sécurité. On passe la soirée les lumières éteintes, les rumeurs courent.
Après une nouvelle nuit d’incertitude, le jeudi matin, les manifestants lancent l’assaut contre la police.
Dans le chaos sur la place, alors que les manifestants tombent sous les tirs des snipers, j’essaie de retrouver ceux de la Sotnia n°5.

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