ça fait des jours et des jours et même des semaines que j’ai pas d’inspiration pour écrire des trucs un peu inspirés voire expirés, et puis je me disais, les vacances, tout ça, plus d’images à livrer, plus de photoshop à ouvrir first thing in the morning, tout ça depuis hier aprem, je pensais que j’allais avoir la sérénité d’écrire un truc super édifiant sur genre comment ça va être bien de partir, comment il me tarde d’aller dans le pays basque, et puis là, tigan a encore glissé sa boulette de papier fétiche sous le fridge et j’ai perdu le fil de mes pensées.
ça fait des jours et des jours et même des semaines que je sais pas trop comment je me sens, crevée, je dis souvent, c’est plus facile de dire crevée que complètement déphasée, l’impression de même pas tout réaliser, comme si je prenais tout ce qui m’arrive, tout ce que je fais, et que je le mettais de côté un peu, en me disant que je comprendrai plus tard. il y a des trucs cons comme le fait de pas avoir de sous au moment de noël, des trucs chouettes comme des bonnes soirées avec des amis, des trucs biens comme avoir des idées pour janvier, des trucs cools comme tigan, des trucs passionnants comme mon job, des trucs flippants comme mon job, des trucs attristants si je me retourne un peu pour voir en arrière tout ce que j’ai laissé en route, comme si j’avais échangé ce qui me pesait contre ce dont j’ai besoin, il reste toujours un peu du poids que j’avais que j’équilibre différemment, je jongle un peu, j’aimerai bien ne pas avoir de petits pincements de remords, me dire que j’ai fait ce qu’il fallait faire, il y a des moments où ça poursuit un peu, que même s’il n’y aura pas de retour en arrière, des fois ce qui est perdu veut se faire retrouver, malgré les risques évidents, malgré le fait de savoir d’expérience qu’à force de jouer avec le feu, on finit par se cramer sévère.
je ne sais plus pourquoi j’écris ça, ni d’où je suis partie, je crois que je vais mettre pinback à fond et faire le ménage, je crois que je vais me vider la tête pendant quinze jours, jusqu’à ce que je ne me rappelle plus très bien comment c’est paris, peut-être qu’en rentrant tout se sera mis en place, je me sens bien mais à l’extérieur de moi-même, j’aimerais bien retrouver les codes d’accès pour y rentrer, d’autres les ont déjà cherchés en vain, mais quinze jours c’est tout ce dont j’ai besoin…
bonnes vacances à vous aussi les gens…
soundtrack : the electric soft parade - lose yr frown