les mecs, franchement, merci pour la soirée d’anniv’ ! non sérieusement, déjà vous êtes venus tous les 21… ou tous les 42 j’ai pas bien compté. et puis tous ces ballons, tous ces kilos de confettis — muse peut aller se rhabiller –, je m’y attendais trop pas, vraiment, ça m’a toute remuée de l’intérieur. sans parler des 3000 invités, wow, dans un zénith en plus, ça faisait un paquet de gens que je connaissais pas mais c’était sympa, tout le monde a dansé. vous venez p’tet de barcelone, mais vous connaissez plein de monde ici, c’est chouette. et vous avez beau avoir dit que c’était une soirée spéciale parce que c’était le dernier concert de votre tournée, j’ai bien compris que c’était pour moi, en vrai. bref, c’était énorme, même les mecs de la sécu rigolaient et d’ailleurs tout le monde rigolait en dansant. bon c’est la femme de ménage qui risque de faire un peu la gueule en voyant les 5 cm de confettis partout mais bon… en tout cas, les gens avaient l’air super heureux et pour un peu, je leur aurais fait une bise à chacun pour les remercier d’être venus mais j’avais bu qu’une bière alors faut pas déconner.
on se refait ça à l’occas’ ? vous connaissez la date maintenant hein !
j’vous bécote, merci encore pour le meilleur concert de l’année. le plus bordélique aussi un peu…

i'm from barcelona or pluto
(i’m from barcelona - zénith)

Elle a frappé à ma porte tout à l’heure, la veille d’encore un anniv’, et s’est plantée à l’entrée, les poings bien serrés dans les poches de son pantalon rouge, son préféré. dix ans elle devait avoir, à tout casser, encore bronzée des vacances d’été passées à crapahuter dans les montagnes, ses cheveux blonds cendrés coupés au carré, avec cette mèche devant qui lui mangeait la moitié du visage. aux genoux, son pantalon avait une curieuse teinte verdâtre, j’ai deviné en dessous les croûtes arrachées sanguignolantes des chutes de vélo, les cicatrices des ronciers sur les mollets, gagnées de haute lutte en cueillant des mûres ou en construisant une cabane. j’aurais même pu parier que dans ses poches, il y avait un canif et des billes mais j’ai pas demandé. je l’ai juste faite entrer.
elle a regardé mon studio autour d’elle, les piles de cds, mon bureau à marée haute, les négatifs qui s’entassent, mon sac photo débordant de matos en vrac, mes bouquins partout et mes photos aux murs, avec une mine curieuse mais méfiante.
- c’est là que t’habites, en vrai ? elle a commencé.
- yep, j’ai dit avant de m’excuser de pas avoir passé l’aspirateur.
- mais c’est MINISCULE !
j’ai senti qu’on allait en avoir pour un moment. j’ai rien dit sur les loyers à paris, je lui ai montré la vue sur les toits.

lire la suite »

Bon vous n’avez même pas crié Aline Juliette pour que je revienne et ça me déçoit beaucoup mais je reviens quand même, que vous ayez googelisé “avril lavigne perruque” ou “tous savoir sur la vie tes chanteurs de SUM 41″. ça ne veut pas dire que j’ai des trucs super interessants à raconter mais bon…
déjà à la base, je m’étais dit que j’allais recommencer à raconter des conneries ou poster des photos tous les jours, sauf que des failles spatio-temporelles se sont ouvertes depuis que je bidouille des vidéos. les mecs qui ont inventé les effets vidéos de premiere ou les plug-in magiques pour bien crader 24 images/seconde pendant 4 min 30 ont ouvert un genre de boîte de pandore avec grosse faille temporelle dedans. j’ai beau avoir un bon ordi, ça me prend un temps monstrueux pour faire mes prévisualisations. je pourrais ne pas en faire mais ça prendrait le même temps en exportant ma vidéo. et en plus ça planterait.
résultat, je ne scanne pas en faisant mes rendus, je ne bosse pas mes photos en faisant mes rendus parce qu’un logiciel qui mouline, c’est toujours mieux que deux. bref, pendant ce temps je bouquine et j’apprends mille trucs et je me marre toute seule en lisant Bill Bryson, qui est le mec le plus drôle du monde, après Ludomatic bien entendu.
donc voilà le genre de conneries qui me bouffe mon temps et qui me fait bouquiner (c’est un peu compressé mais bon…)

lire la suite »